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Ce que l’on appelle aujourd’hui “l’affaire Matelly” provoque une levée de boucliers. Des collectifs de différents milieux se mobilisent. Des personnalités de tous horizons se rallient au mouvement de protestation. La vague déferle sur tous les blogs.
Ce commandant de gendarmerie, titulaire d’un doctorat, chercheur et écrivain, en accord avec son institution, est menacé de radiation pour avoir publié ses résultats.
Au-delà de la question de la liberté intellectuelle, de la liberté de pensée, d’expression, se pose le problème de la confiance en nos institutions.
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Au terme de mes recherches, j’ai compris que la gendarmerie sanctionne ce penseur sociologue essentiellement sur ses avis et propositions sur la modernisation du management, la place dans la société et parmi les autres institutions, d’une arme qu’il sert avec un dévouement inconditionnel.
Mes recherches m’ont aussi montré que les hautes instances de la gendarmerie sanctionnent ses propos la concernant car elle redoute une perte de confiance du public dans l’arme.
La France, change, et elle change vite, sous l’impulsion de réformes judiciaires, sur fond de crise économique, financière et énergétique sans précédent, ses structures sont ébranlées et vacillent. Les cadres et employés de France Telecom ont fait sauter un verrou en rompant la loi du silence qui frappe par ailleurs de nombreuses entreprises et administrations qui soufrent des mêmes chamboulements sociétaux. Loin d’être ternie, l’image de France Telecom s’améliore puisque ces mouvements ont montré la qualité du personnel, ont permis au public de mieux comprendre leur travail au quotidien. La démarche de prise de conscience des dirigeants de France Telecom a été saluée avec soulagement par le public, qui voit là une forme d’intelligence
ainsi que des perspectives d’ouverture. D’ailleurs, la direction procède à un réajustage des méthodes managériales appliquées à l’évolution indispensable de l’entreprise dans le cadre des enjeux économiques. L’usager de France Telecom que je suis retrouve ainsi progressivement confiance en l’entreprise, tout en restant vigilante sur la confirmation de cette évolution positive.
L’image d’une structure ne passe pas par la dissimulation ou le silence de ce qui n’est souvent, avec les moyens de communication d’aujourd’hui, qu’un secret de Polichinel. Elle ne passe plus par la diffusion d’images et de messages à l’eau de rose en direction du public, avec des séquences émotions et de jolies photos. Le public est baigné de ces manipulations à longueur de journée, par les pub, les campagnes politiques, les campagnes nationales contre ci ou contre ça, pour finalement découvrir un scandale ou simplement une réalité dans les mois qui suivent. Le public ne marche plus dans cette technique de communication infantile et désormais périmée. Le public est confronté à la réalité, une réalité qu’il voit comme plus dure (voir mes autres articles dans les médias libres), il est bien loin du rêve et de l’idéal, il veut le résultat sur le terrain. Point final.
Sur le terrain, justement, je me trouve en position unique en termes de rapprochement police-gendarmerie, d’appartenir ou non à la famille gendarmerie, d’être côté victime ou prévenu, aisé ou pauvre, dotée par mère nature de quelques neurones supplémentaires et de la faculté d’écrire ce que je pense de façon argumentée, avec bienveillance. Vous allez comprendre pourquoi :
- je ne fais pas de politique et je n’appartiens à aucun groupe. Je suis libre et indépendante.
- petite-fille d’un commandant, chef de réseau de résistance.
- issue de famille de policiers : commandant de police urbaine, commissaire RG tué en service commandé.
- mariée à un gendarme pendant 7 ans.
- j’ai été au contact des services de police, et de gendarmerie de plusieurs façons :
en tant que victime et dans d’autres moments difficiles, mais aussi en tant que prévenue ou accusée, avec convocations, perquisitions, gardes à vue, etc… Il y a eu des moments de reconnaissance, et des moments de colère.
- famille aussi de sapeurs-pompiers, d’entrepreneurs, d’hommes de la terre, de la mer, d’artistes, religieux… origines culturelles variées, c’est ma richesse.
- QI de 150 et des capacités à écrire ce que je pense, avec bienveillance. J’ai débuté mes recherches et mes écrits à l’école primaire, et créé ma première association, dans un but humaniste et de justice, à 7 ans. Ne croyez pas que je me vante ou que je cherche un avantage personnel : pour être perçue toute ma vie comme un danger, exclue, rejetée, radiée moi aussi, virée, souffrir à ce point, même en me faisant petite au point de perdre mon identité, ce n’était pas la peine. Je n’avais rien demandé à mère nature. Aujourd’hui, même si mon QI et mes actions soulagent des souffrances et sauvent des vies tous les jours, par mes activités internet et téléphone, je me suis retirée de la société, et je n’y retournerai pas. Il y a des blessures qui ne guérissent pas.
Concernant particulièrement l’image de la gendarmerie, je peux affirmer, en tant que citoyenne, que c’est au contraire une démarche d’ouverture dans l’état d’esprit qui me donnera une bonne image, et surtout, confiance. Le public n’a pas besoin de tout savoir, et d’ailleurs ça ne l’intéresse pas. Ce qu’il capte, c’est l’Etat d’Esprit. Le public, particulièrement dans le contexte socio-économique de la France et du monde, a besoin de ressentir que la gendarmerie est capable de gérer une adaptation nécessaire, comme pour tout le monde, rendue très difficile par la rapidité et l’ampleur des réformes et mouvements internes et contextuels.
Lorsque l’on est vraiment sûr de ses bases, on supporte aisément la question, on accepte la discussion, ou ouvre le champ des recherches, on travaille à des solutions. Bloquer, fermer, limoger, utiliser la force est généralement le signe que la structure n’est pas assez forte pour soutenir le dialogue et l’évolution, c’est ça qui est inquiétant, entraine la perte de confiance, et perçu de tous depuis longtemps, quelle que soit l’entité économique, politique ou sociale concernée.
Une démarche d’ouverture d’état d’esprit des hautes instances de la gendarmerie sur cette nouvelle forme de problématique d’évolution serait unanimement saluée comme un modèle.
Je reste cependant assez confiante en la lucidité et la clairvoyance de la Présidence.
Je fais appel à l’intelligence et à l’esprit stratégique de monsieur Nicolas Sarkosy.






















